Avancement du projet

​Le développement technique du projet EMME est conduit suivant la méthodologie en phases successives appelées « Front-End Loading » (FEL). Le FEL1 correspond au cadrage du projet, le FEL2 aux études de faisabilité, le FEL3 à la définition détaillée du procédé et le FEL4 à l'ingénierie détaillée.

En 2025, le procédé a été amélioré et optimisé au fil de son développement, sur l’ensemble de ses aspects, que ce soit sur le procédé lui-même, la maîtrise des risques ou encore l’impact sur le milieu naturel. Ainsi, le procédé a été modifié pour supprimer l’utilisation de dioxyde de soufre.

Concernant les enjeux hydrauliques, des études et simulations spécifiques ont été menées notamment par le cabinet Artelia qui ont permis de définir un profil de remblai permettant de mettre en sécurité le site, sans impacter les alentours, pour des inondations de niveau jusqu’à centennal + 120 cm de réhausse des océans au Verdon-sur-Mer. Ce niveau, supérieur aux prescriptions du PPRI, correspond au scenario le plus pessimiste du GIEC à l’horizon 2150. La solution définie a été auditée par un 2ème cabinet d’expertise localisé aux Pays-Bas qui a confirmé la solution.

​Concernant les impacts sur le milieu naturel, l’empreinte au sol du projet a été réduite significativement, un couloir écologique au milieu du site a été évité, tout comme un ensemble d’arbres et les ripisylves, permettant le maintien de leur fonctionnalité sur les habitats et la biodiversité. Des mesures compensatoires sont définies en cohérence avec les prescriptions réglementaires. Les impacts lumineux et sonores ont été optimisés.

​En termes de ressources en eau, les besoins de fonctionnement ont été réduits drastiquement notamment par la réutilisation de l’eau en boucles fermées dans les cycles du procédé. L’utilisation des eaux pluviales a été maximisée grâce à des cuves de stockage,

Le procédé a été également été amélioré pour pouvoir utiliser dès le démarrage de l’usine des matières premières issues du recyclage de batteries usagées.

​Certaines des améliorations et innovations du procédé EMME font l’objet de dépôts en propriété intellectuelle.

Au premier semestre 2026, les équipes d’ingénierie précisent les équipements du procédé et préparent la construction du site, en parallèle du processus d’autorisations administratives. 

Les autorisations administratives

​Après une concertation volontaire en 2024, une concertation préalable a été menée sous l’égide de la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) au premier semestre 2025. L’ensemble des aspects du projet et du procédé ont été présentés au public lors de diverses réunions publiques à Parempuyre, Blanquefort, et sur les communes de la Métropole de Bordeaux.

​Suite à cette concertation préalable et au rapport des garants de la CNDP, le Dossier de Demande d’Autorisation Environnementale (DDAE) et le dossier relatif à la déclaration de projet de Mise En Compatibilité des Documents d’Urbanisme (MECDU) ont été instruits par les services de l’État, les autorités et les organisations compétents au deuxième semestre 2025.

​Le DDAE est un document réglementaire pour toute Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE). Son contenu est encadré par le Code de l’Environnement et comprend notamment la description technique et administrative du projet, les études d’impact et les études de risques. Le DDAE du projet EMME comporte plus de 4000 pages.

​Suite à cette instruction, l’enquête publique du projet, portant sur les demandes d’autorisation environnementale et de mise en compatibilité des documents d’urbanisme a eu lieu du 15 décembre 2025 au 15 janvier 2026. Mi-février 2026, à l’issue de l’enquête, la commission d’enquête publique a rendu un avis favorable sans réserve, en soulignant que « EMME présente ainsi un dossier particulièrement détaillé, mettant en évidence les enjeux pour l’industrie française et apportant des garanties fortes, avec une réelle prise en compte du contexte environnemental. »

​Le dossier relatif à la demande de permis de construire a été instruit par les services de l’Etat et les organisations compétentes au premier semestre 2026.

​Suite à ces instructions, la déclaration de projet de mise en compatibilité des documents d’urbanisme a été autorisée par Arrêté Préfectoral en mai 2026, et les permis de construire du projet ont été délivrés en juin 2026.

Calendrier prévisionnel du projet

La construction du projet, en étroite concertation avec le Territoire

​La construction du projet est prévue de démarrer en deuxième semestre 2026, après l’obtention de l’ensemble des autorisations administratives et après avoir terminé le programme de fouilles archéologiques prescrit par l’État.

​Pour assurer le respect du calendrier et réduire au minimum les impacts, EMME a défini une stratégie de construction modulaire. Les principaux équipements du procédé seront fabriqués à l’extérieur du site et approvisionnés par bateau jusqu’au site pour y être assemblés, comme le décrit la vidéo du projet.​

​Le chantier de construction sera conduit en étroite concertation avec le Territoire, avec notamment la mise en place d’un Comité de Suivi de Chantier et d’une communication régulière permettant aux élus, aux acteurs économiques, aux associations, aux médias et à la population de prendre connaissance régulièrement de l’avancée du projet