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EMME : la préfète signe l’autorisation environnementale pour la réalisation de ce projet d’intérêt national majeur

Après avis du Conseil départemental de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST) du 4 juin 2026, la préfète de la région Nouvelle-Aquitaine, préfète de la Gironde, Sophie BROCAS, a signé le 3 juillet 2026 l’arrêté d’autorisation environnementale permettant la création d’une unité de conversion de cobalt et de nickel portée par la société Electro Mobility Materials Europe (EMME), sur les communes de Parempuyre et de Blanquefort.

Cette décision marque l’aboutissement de l’instruction des procédures réglementaires nécessaires à ce projet industriel, menée par les services de l’État. Elle atteste que le projet répond aux exigences réglementaires en matière de protection de l’environnement et de sécurité des populations.

Reconnu « projet d’intérêt national majeur » au titre de la loi relative à l’industrie verte, ce projet constitue une étape importante pour le développement de la filière française de l’électromobilité et pour la souveraineté industrielle nationale. Grâce à la production de nickel et cobalt à partir de précipités d'hydroxydes mixtes (MHP) et de matériaux issus du recyclage de batteries, EMME sera demain en capacité d’assurer la couverture à hauteur 30 % des besoins français et 10% des besoins européens en matériaux stratégiques pour la filière batterie.

Ainsi, EMME constitue une étape majeure dans la lutte contre le changement climatique et la réduction de notre dépendance internationale. Il représente également une opportunité économique significative pour le territoire. 500 emplois dont 200 emplois directs seront recrutés dans le bassin d’emploi.

L’autorisation environnementale délivrée par la préfète intègre des prescriptions strictes afin de prévenir et de réduire les impacts du projet sur l’environnement. Elle prévoit des mesures pour la protection des milieux naturels et des zones humides qui seront reconstituées et suivies pendant 30 ans. Elle encadre la gestion de l’eau (recyclage des eaux de pluie, rejets limités) et les émissions dans l’air, conformément aux meilleures techniques disponibles au niveau européen, ainsi que la mise en place d’un dispositif de surveillance environnementale autour du futur site.

Classée SEVESO seuil haut, l’installation sera soumise aux exigences les plus élevées en matière de prévention des risques industriels. Des dispositifs spécifiques sont prévus pour la gestion des risques d’inondation (le site sera conçu sur une zone remblayée à hauteur de 6 mètres), des risques technologiques et du risque incendie.

Afin d’assurer une information transparente dans la durée, une commission de suivi de site sera mise en place avant la mise en service de l’usine, prévue à l’horizon 2029. Cette instance réunira régulièrement la société EMME, les collectivités territoriales, les services de l’État, les associations de riverains et de protection de l’environnement ainsi que des personnalités qualifiées. Elle offrira un cadre d’échanges et d’information sur l’avancement des travaux et le démarrage de l’exploitation.

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